Interpellé par les parents d’élèves de l’école Meynis (Lyon 3e) en tant que député de la circonscription, Dominique Perben a aussitôt écrit au maire de Lyon pour lui faire part de son inquiétude quant au changement de critère pour accueillir les enfants dans les restaurants scolaires.
En s’appuyant sur l’exemple de l’école Meynis, le député s’est étonné qu’une métropole comme Lyon ne sache pas s’adapter à ses importantes évolutions démographiques.
Dans le cas de l’école Meynis, les parents d’élèves ont pourtant essayé de trouver des solutions, mais la mairie d’arrondissement semble rester de marbre face aux problèmes sociaux auxquels sont désormais exposées certaines familles.
Ci-dessous, le courrier adressé par Dominique Perben au maire de Lyon
Monsieur le Sénateur Maire,
Je me permets d’attirer votre attention sur la situation de détresse des parents d’élèves qui travaillent tous les deux et dont les enfants sont inscrits au restaurant scolaire au sein du groupe Meynis à Lyon 3e.
J’ai en effet été récemment interpellé par la Fédération des Conseils de Parents d’Elèves de l’Enseignement Public du Rhône sur votre volonté d’organiser désormais un accueil « tournant » des enfants, dans le but de faire face à l’augmentation croissante des demandes d’inscriptions au restaurant scolaire. Et ce sans prioriser les élèves dont les deux parents travaillent.
Outre les répercussions immédiates sur l’organisation des parents concernés, lesquels semblent manquer de temps pour trouver des solutions de rechange, je m’étonne qu’une métropole comme Lyon ne soit pas en mesure d’adapter son offre à la demande. De surcroît, votre projet présenté comme plus social, ne tient nullement compte des moyens de ces parents. En effet, bien que travaillant, certains conservent un train de vie très modeste. Or, la cantine reste un moyen de garde à coût raisonnable et permet également à ces élèves d’avoir l’assurance de déjeuner de façon équilibrée.
Ce problème d’accueil est ancien, dans ce restaurant en particuliers, mais également dans l’ensemble de la ville, sans que ne soit proposée la moindre solution viable à court comme à long terme.
Dans le cas de l’école Meynis, la multiplication des programmes immobiliers dans le quartier devrait contribuer à aggraver rapidement cette situation. Il semble pourtant que les parents d’élèves aient proposé à plusieurs reprises des solutions auprès des élus de leur arrondissement, en vain et sans qu’aucune réponse argumentée ne leur ait été apportée.
Un projet de construction d’une nouvelle structure d’accueil est bien annoncé depuis fort longtemps, alors qu’à ce jour aucun appel d’offres dans ce sens n’a encore été lancé. S’il devait être déclenché aujourd’hui, il aboutirait en 2014 au mieux.
Quelles solutions transitoires pouvez-vous apporter à ses parents, victimes d’une évolution démographie dont ils ne sont pas responsables ?
J’espère sincèrement que vos services pourront apporter rapidement à ces parents des réponses et des solutions satisfaisantes.
Je vous prie de croire, Monsieur le Sénateur-Maire, à l’expression de mes sentiments les meilleurs.
