Ce lundi, s’est ouvert la conférence des Nations Unies sur les changements climatiques à Copenhague. C’est le point de départ d’un événement majeur où Chefs d’Etats et de Gouvernements de 192 pays se retrouvent afin de discuter des grands enjeux environnementaux de notre planète et de s’accorder sur des solutions d’avenir.
L’objectif du sommet est de limiter la hausse des températures à 2°c maximum et d’aider les pays les plus vulnérables à s’adapter au changement climatique. La France doit s’engager sans détour dans ce processus alors qu’elle est écoutée et respectée dans le monde entier sur ces questions. En effet, depuis maintenant deux ans, notre pays se situe aux avant-postes de la lutte contre le changement climatique. Le Grenelle de l’environnement notamment, est à la base de nombreuses mesures pour mieux répondre aux défis environnementaux et aux objectifs du Protocole de Kyoto.
La France est ainsi largement engagée dans la construction d’un nouveau modèle de croissance fondé sur la sobriété en carbone et en énergie, plus durable et respectueux de l’environnement. C’est la recherche d’une croissance verte. Preuve du rôle moteur mené par la France : l’adoption, au cours de la Présidence française de l’Union Européenne, par les 27 pays de l’Union du paquet climat-énergie qui constitue un pas supplémentaire dans les réponses concrètes que nous devons apporter à cet immense défi.
Aussi il est indispensable que le sommet de Copenhague aboutisse à un accord entre l’ensemble des pays afin de s’engager fermement sur les questions climatiques. C’est la condition sine-qua-none à la réussite du sommet, trouver un accord, et poser les bases communes du développement du siècle à venir. Voilà pourquoi le Copenhague doit être le lieu du rassemblement et de l’écoute, et le point de départ d’un modèle de développement qui permette de réduire les inégalités et de sauvegarder l’environnement.
Ce sommet est crucial alors que les émissions mondiales de gaz à effet de serre ont augmenté de 70 % entre 1970 et 2004, dont 24 % depuis 1990. Le réchauffement climatique a des conséquences désastreuses sur la planète et les populations, comme la hausse du niveau des mers, la disparition de nombreuses espèces animales et végétales, les ravages sur l’eau et l’alimentation ou les déplacements de population. Songez qu’en 2008, les événements catastrophiques extrêmes liés au changement climatique ont provoqué le déplacement d’au moins 20 millions de personnes au sein même de leur pays ou vers d’autres pays. Beaucoup d’autres sont déplacées du fait de phénomènes plus lents comme la sécheresse ou l’élévation du niveau des mers.
Je vous invite à suivre toute l’actualité du Sommet de Copenhague sur le site du Ministère du développement durable créé à cet effet.
