Depuis 2003, la lutte contre le cancer est une priorité nationale, avec le premier plan cancer lancé par Jacques Chirac, dont la réussite est saluée par tous, et maintenant le deuxième plan cancer présenté par Nicolas Sarkozy. Nous sommes tous concernés par le cancer, de près ou de loin, et il est important de mobiliser toujours plus la recherche pour avancer dans la lutte contre cette maladie.
Ce deuxième plan cancer sera doté de 733 millions d’euros, répartis sur cinq ans (2009-2013). Les priorités d’action seront la recherche, la réduction des inégalités sociales et géographiques et la vie après le cancer.
Pour la recherche, 95 millions d’euros sont débloqués, avec notamment la création de cinq sites pluridisciplinaires de dimension mondiale qui permettront d’accélérer le transfert entre la recherche et les soins aux malades.
Pour réduire les inégalités d’accès aux soins, mais aussi d’accès aux dispositifs de prévention sur le territoire, 73 appareils d’IRM supplémentaires seront achetés dont 39 pour les dix régions où la mortalité liée au cancer est la plus élevée. Un meilleur accès aux soins passe aussi par une augmentation du nombre de spécialistes, le Président de la République a fixé comme objectif une augmentation de 20% de ces médecins.
La lutte contre le cancer passe avant tout par la prévention, s’agissant du tabagisme, l’une des principales causes, le prix du tabac va être augmenté et le remboursement des substituts nicotiniques est porté de 50 à 150 euros pour les femmes enceintes et les bénéficiaires de la couverture maladie universelle. La prévention concerne également la consommation d’alcool, à partir de 2011 la quantité d’alcool devra être indiquée sur chaque bouteille. Par ailleurs les centres venant en aide aux personnes en difficulté avec l’alcool verront leurs moyens renforcés.
Le cancer est la première cause de mortalité en France depuis 2004, mais on guérit aujourd’hui un cancer sur deux en France. L’accompagnement des malades doit se poursuivre une fois la maladie vaincue, je pense notamment aux jeunes qui ont du interrompre leurs études, ou aux personnes qui se voient refuser une assurance ou un crédit parce qu’ils ont été cancéreux. Sur ce dernier point, il est question d’avancer avec les professionnels concernés afin de mettre en place des procédures de « bonne conduite » plus respectueuses des anciens malades.
Les ambitions formulées par le Chef de l’Etat à travers ce deuxième plan cancer sont extrêmement encourageantes, je souhaite qu’elles aboutissent demain, à une meilleure approche de la première cause de mortalité en France.
