Depuis une trentaine d’années notre dette publique ne cesse d’augmenter. La crise n’a fait qu’aggraver l’état de nos finances publiques. Voilà pourquoi il est impératif d’assainir nos finances et de répondre aux défis de demain en proposant des projets et un modèle de société durable. C’est le sens des réformes engagées depuis 2 ans, et c’est dans cette optique que l’idée d’un grand emprunt national à été lancée par le Chef de l’Etat devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles.
Le Président de la République a ainsi nommé Alain Juppé et Michel Rocard, anciens premiers ministres, à la tête de la commission de réflexion sur le grand emprunt. Ce chantier inédit vise à définir les priorités stratégiques qui seront financées par l’emprunt pour préparer la France d’après-crise. La commission rendra ses conclusions début novembre et offrira un certain nombre d’éléments de réflexion avant la mise en œuvre pratique de l’emprunt qui devrait avoir lieu en 2010. Elle effectue notamment un inventaire des projets prioritaires, du niveau de l’emprunt et de son mode de gouvernance (particulièrement concernant le suivi et l’évaluation des investissements et de leurs résultats).
Nous devons répondre ensemble à quatre défis majeurs : l’économie de la connaissance, la compétitivité des entreprises, le développement des équipements industriels innovants et le maintien d’une offre d’emplois qualifiés. L’objet du grand emprunt sera précisément d’y répondre par l’investissement dans les domaines inédits que sont les nouvelles technologies ou encore la croissance verte. L’objectif est de financer par l’Etat des dépenses d’avenir, qui feront les bénéfices et la qualité de vie de demain. Il est donc primordial de définir les investissements stratégiques pour les générations futures. Le développement durable, la réindustrialisation des bassins d’emploi en déclin, la recherche ou la santé seront particulièrement ciblés.
Le grand emprunt n’a pas pour objet de rembourser la dette, mais d’apporter de nouvelles réponses qui permettront de la résorber de manière structurelle. Il n’est donc en aucun cas question d’affecter ces ressources nouvelles à des dépenses courantes de fonctionnement. Elles devront au contraire cibler des dépenses porteuses de croissances et d’emploi.
Le grand emprunt c’est aussi, et surtout, l’occasion de réfléchir ensemble à ce que sera la France de demain. Ce sont nos priorités sur les vingt prochaines années qui sont en jeu, à travers notre capacité à installer les conditions d’un nouveau modèle de croissance. Ce grand emprunt permet aussi d’impliquer davantage l’ensemble de nos concitoyens dans les investissements d’avenir qui nous toucheront tous.
J’invite chacun d’entre vous à faire part de ses réflexions et propositions, notamment par le biais du site Internet de l’UMP.
