Nous nous trouvons aujourd’hui face à un nombre important de défis à surmonter. Il faut en effet surmonter ensemble, la crise économique, répondre au défi écologique, redéfinir une organisation des institutions plus à même de répondre à l’évolution du monde et à la rapidité des échanges, construire de nouveaux modèles économiques et culturels ou soutenir notre agriculture. Mais clé de voute de la création de projets durables, l’éducation doit être au centre de nos attentions.
C’est dans cet esprit que le Chef de l’Etat a présenté mardi 13 octobre les grandes lignes de la réforme du lycée. Aujourd’hui le lycée ne remplit pas l’ensemble de ses missions, avec chaque année 50 000 jeunes qui le quittent définitivement sans le bac, et un étudiant sur deux qui échoue en première année universitaire parc qu’ils entrent dans le secondaire avec des qualifications mal adaptées à leurs envies et leurs capacités, ou dévalorisées. Notre souhait et notre ambition, c’est que le lycée redevienne le lieu de la réussite pour chacun de ses élèves.
Une des priorités, c’est bien entendu l’orientation. Il faut une orientation plus personnelle, plus progressive et continue, grâce au renforcement des dispositifs d’information et à un accompagnement personnalisé qui va être mis en place. Elle sera désormais réversible en offrant la possibilité de corriger les trajectoires aux moments clés de la scolarité. La classe de seconde par exemple doit être plus flexible et à l’écoute des élèves. Le lycée sera aussi le lieu de l’orientation post-bac avec l’organisation d’une « orientation active » qui sera proposée en classe de première. La véritable spécialisation sera repoussée à la terminale.
Il est également prévu de valoriser chaque filière alors qu’aujourd’hui la moitié des élèves vont en S. La filière littéraire sera rénovée et davantage tournée vers l’étranger, tandis que les filières technologiques vont être également valorisées.
Un deuxième axe important est l’accompagnement des élèves en difficulté avec le renforcement de l’aide personnalisée, sur la base de de deux heures par semaine, de la seconde à la terminale pour mieux prendre en considération les besoins de chaque élève. Par ailleurs des stages de remise à niveau seront organisés, pendant les vacances scolaires par exemple.
Enfin, pour que le lycée s’inscrive davantage dans son temps, la réforme a pour ambition de favoriser l’apprentissage des langues étrangères avec le renforcement des partenariats d’échanges européens et internationaux mais aussi de donner un accès plus large à la culture, notamment par l’institution d’un « référent culture » et de responsabiliser les lycéens en valorisant l’engagement et en reconnaissant leurs initiatives y compris en dehors du temps scolaire.
Ces mesures ambitieuses seront appliquées dès la rentrée prochaine en seconde après concertation avec les représentants des différents acteurs. Elles concerneront 1,4 millions de jeunes dans 2630 lycées d’enseignement général et technologiques et 1672 lycées professionnels.
