La question de la réduction des dépenses publiques revient régulièrement sur le devant de la scène. Il est important que les parlementaires se saisissent de cette question, c’est pourquoi je tiens à saluer le travail entamé il y a plusieurs mois déjà par des collègues députés UMP, sous l’impulsion de Gilles Carrez et de Jean-François Copé avec les Etats-Généraux de la dépense publique.
Dès la sortie de crise et même pendant la crise la maîtrise de la dette publique est un de nos plus grands défis. Plus nous repoussons le problème, plus cela impactera notre croissance future. Nous devons agir aujourd’hui.
Mais résorber la dette ça n’est pas, comme l’a d’ailleurs redit le Président de la République devant le Parlement, augmenter les impôts et relâcher le strict contrôle de l’inflation. La seule réponse qui vaille pour répondre à l’explosion des déficits c’est la réduction de la dépense publique.
Ces Etats Généraux ont permis de créer une émulation entre les politiques et les citoyens sur ces questions, et notamment d’expliquer les contraintes qui pèsent actuellement sur le budget de l’Etat, de la Sécurité sociale et des collectivités locales, mais aussi de sensibiliser à l’importance de la maîtrise de nos dépenses publiques et d’impliquer nos concitoyens dans la recherche d’une utilisation plus efficace des fonds publics.
Ce processus doit aussi permettre aux parlementaires de peser davantage dans les discussions sur le budget comme véritable force de proposition. Il en va de l’avenir du pays. Nous avons vis-à-vis de la dette une grande responsabilité par rapport aux générations à venir mais aussi à nous-mêmes. La sortie de crise doit être négociée avec la plus grande prudence, et le redémarrage qui suivra sera crucial mais inutile si nous ne sommes pas en mesure de répondre à l’aggravation constante de notre dette publique.
Pour cela nous devons engager de nombreux chantiers. Je prends pour exemple la reforme des collectivités locales dont vous savez l’importance, qui permettra de répondre en partie à ces déficits abyssaux par une meilleure utilisation des fonds publics. Mais pour la mener à bien il faudra une réforme profonde et ambitieuse de la carte et des compétences afin d’éviter les doublons qui brouillent le rôle des administrations et multiplient les dépenses inutiles. Nous devrons aussi prendre en compte l’évolution démographique de notre pays dans nos réflexions sur les retraites. Troisième exemple, un gros travail reste à effectuer sur la simplification des démarches administratives (la complexité coûte cher aux Français et à l’administration – 3 à 5% du PIB selon l’OCDE) et le développement de l’administration en ligne.
