Je souhaite revenir plus en détail sur le discours de Nicolas Sarkozy lundi devant le Congrès, discours qui trace les axes de son action pour la deuxième partie de son quinquennat.
Je tiens à rappeler que cette expression directe du Président de la République devant les Parlement est une grande première dans la Vième République, et est rendue possible par la réforme constitutionnelle que nous avons adoptée l’été dernier. Il me semble important que dans la période actuelle, où nous sommes confrontés à une crise économique profonde, le Président s’exprime devant le Parlement pour ouvrir des pistes, et engager à la réflexion l’ensemble des parlementaires.
Cette crise a remis en cause nombre de nos certitudes mais encouragé encore davantage à porter un projet ambitieux pour l’avenir. En poursuivant la logique d’investissement dans des dépenses durables. En matière d’emploi par exemple, nous ne devons laisser personne sombrer dans le chômage. Le Président de la République a ainsi décidé de mesures massives en faveur du travail partiel pour maintenir le plus possible de personnes dans un emploi. Dans le même ordre d’idée tout licencié économique conservera désormais son salaire durant un an et recevra une formation pour faciliter le retour à l’emploi. C’est l’idée qu’il ne faut jamais cesser d’investir dans les hommes et dans leurs compétences. Nous mettrons également l’accent sur l’éducation et la formation. Aujourd’hui plusieurs points sont très préoccupants. Un grand nombre d’adolescents sortent du système scolaire à 16 ans sans aucun diplôme. Nous devons leur ouvrir de nouvelles perspectives. Il faut valoriser toutes les intelligences tous les talents plutôt que d’en négliger une partie comme c’est trop souvent le cas actuellement. La réforme du lycée va dans ce sens, la revalorisation de l’apprentissage qui s’annonce également, tout comme les futurs investissements en faveur des étudiants
Nicolas Sarkozy l’a rappelé, notre action, notre politique doit avoir toujours en ligne de mire le souci de la préservation de l’environnement. L’impératif écologique a toujours été au cœur du projet du Chef de l’Etat. Les dépenses issues du Grenelle de l’environnement qui permettront de diminuer pollutions et pertes d’énergies seront à moyen terme les dépenses les moins onéreuses pour l’Etat. Elles vont permettre de créer pas moins de 600 000 emplois dans ce secteur clé.
Concrètement des consultations débuteront pour 3 mois à partir du 1er juillet afin de fixer les grandes priorités nationales qui guideront l’action d’après-crise du Gouvernement. Le Président de la République sera par ailleurs particulièrement attentif à deux points. Premièrement, le changement de la France et de l’Europe doivent se faire de concert pour être réellement efficaces. Il portera donc en parallèle un projet européen ambitieux. Deuxièmement, c’est lorsque la France a réellement porté un projet ambitieux pour l’avenir qu’elle a été la plus forte. Nous ne devons pas l’oublier.
