Une meilleure représentation et une meilleure gestion de nos territoires, voilà ce qui guide mon action dans le cadre de la réforme des collectivités locales. Il s’agit de mieux rendre compte de la diversité des territoires et de les reconnecter avec la population.
A ce titre, la création d’élus territoriaux est primordiale. Elle permettrait de mettre fin à la compétition permanente entre le département et la région, conséquence directe du flou dans la répartition des compétences entre les deux entités. Nous savons aujourd’hui ce qui est du ressort de la région et ce qui est sous la responsabilité du département, mais la répartition est faite de telle manière que les prérogatives se recoupent. Cette mauvaise répartition a entraîné une inflation de la dépense publique que nous ne pouvons accepter. Depuis vingt-cinq ans, nous avons assisté à une lente dérive du système qu’il est aujourd’hui de notre devoir de corriger.
La région n’a en effet pas vocation à intervenir sur des dossiers purement locaux. Est-elle là pour financer des associations sportives de quartier ? A l’inverse, si le développement économique, et nous en parlons beaucoup en ce moment, doit se faire en concertation avec le département, il n’est pas sûr que ce soit à lui d’en avoir la charge.
Ainsi les conseillers territoriaux siègeraient au sein des deux assemblées, la région et le département. Ce sera un gage de cohérence et l’assurance d’une meilleure coordination des actions, qui permettra naturellement de mettre en place une politique locale bien plus efficace. Par ailleurs, même si je me suis déjà exprimé de nombreuses fois sur le sujet, je le répète, nous dénombrons aujourd’hui beaucoup trop d’élus. Ils sont aujourd’hui 6000, selon la répartition suivante, 4000 conseillers généraux et 2000 conseillers régionaux. Avec la mise en place des conseillers territoriaux nous réduiront ce nombre de moitié.
Cette réforme doit répondre à un calendrier précis que nous devons déterminer. Mais il est certain qu’elle doit s’appliquer dès 2014. Pour cela nous devrons adopter une loi pour que lors des élections de 2010 les conseillers régionaux soient élus pour quatre ans, et les conseillers généraux, lors du renouvellement de 2011, pour trois ans.
