Lors des élections européennes, les Français ont largement exprimé leurs préoccupations sur les questions environnementales. Des préoccupations qui sont partagées par tous, et qui sont au cœur de la politique menée par le Gouvernement depuis deux an, et notamment au travers du Grenelle de l’environnement, grande consultation nationale qui sert de base à la mise en place de projets audacieux et durables. Tour d’horizon.
Le projet de loi d’orientation du Grenelle Environnement est actuellement examiné en deuxième lecture à l’Assemblée nationale. Ce projet de loi, fixe les grandes orientations de la France en matière de transport, d’énergie et d’habitat dans le souci de préserver l’environnement et le climat. Il cible en priorité la lutte contre le changement climatique avec la division par 4 des émissions de gaz à effet de serre entre 1990 et 2050. Ce texte prévoit par ailleurs d’interdire, à compter de 2010, la vente des ampoules à incandescence, d’octroyer 16 milliards d’euros d’ici 2020 au développement des lignes ferroviaires à grande vitesse, d’introduire le principe du pollueur-payeur dans la collecte des ordures, ou encore d’appliquer la norme basse consommation pour tout bâtiment neuf.
En parallèle le Président de la République a réaffirmé avec force les engagements du Grenelle en faveur des énergies renouvelables (EnR), en se fixant pour objectif d’atteindre 23% d’EnR en 2020. Concernant l’approvisionnement et la production énergétique, le parc de production thermique d’électricité, indispensable à la sécurité d’approvisionnement, sera largement revu. Plus de la moitié des centrales à charbon seront remplacées par des centrales à gaz d’ici 2015. La construction de réacteurs nucléaires de troisième génération, permettra, elle, de sécuriser l’approvisionnement en électricité des Français. Pour ce qui est gaz naturel, les enjeux de sécurité d’approvisionnement rendent nécessaire l’accélération des investissements dans le domaine du transport, du stockage, et des terminaux méthaniers.
Un autre aspect de cette politique est la prévention dans le domaine des risques industriels. L’ensemble des acteurs concernés par ce sujet sont consultés depuis le 19 mai et ce jusqu’au 3 juillet, pour dégager des voies de progrès dans la gestion et la réduction des risques. Sont évoquées les questions de gouvernance, de l’information du public et du contrôle des industries à risque.
Enfin, je souhaite également revenir sur notre souci de la préservation de la biodiversité. Une stratégie nationale pour la biodiversité a été mise en place qui rassemble l’ensemble des actions devant permettre d’enrayer l’érosion de la biodiversité d’ici 2010. Tous les acteurs concernés doivent d’ailleurs se mobiliser dès à présent pour intégrer la biodiversité dans l’ensemble des politiques publiques et des acteurs d’activités. L’objectif principal est de stopper la perte de biodiversité d’ici 2010 en conservant la diversité du vivant, en maintenant et développant la trame écologique, enfin en promouvant le bon fonctionnement des écosystèmes.
Ces quelques exemples illustrent le souci que nous avons de concilier développement économique et protection de l’environnement. Depuis quelques années, nous pouvons tous constater une évolution des mentalités avec une prise de conscience toujours plus grande de l’impact de nos gestes sur l’environnement. La préservation de l’environnement est l’affaire de tous, nous sommes tous responsables à notre niveau, nous pouvons tous adopter des gestes éco-citoyens.
