Vendredi dernier, comme chaque année, j’ai participé à la 94ème commémoration du génocide arménien, place Antonin Poncet dans le 2ème arrondissement, où se trouve le mémorial. Cette cérémonie s’est tenue en présence notamment de Jules Mardirossian, Président du Conseil de Coordination des Organisations Arméniennes de France, de nombreux arméniens et français d’origine arménienne des élus de tous bords.
Je représentais le Conseil général, et j’ai pu rappeler, au cours de la cérémonie, combien ce génocide nous touche tous. Au delà de toute considération juridique, nous ne pouvons considérer cette tragédie que d’un point de vue humain, tant sa gravité et son ampleur nous dépassent.
Commémorer c’est rappeler à la vie les morts, ces morts dont on doit se souvenir, par l’émotion, l’affection mais aussi le devoir moral que nous avons choisi pour nous guider. Nous sommes tous, aujourd’hui encore et plus que jamais, les frères de ceux qui sont morts, victimes de l’injustice et la violence d’une époque.
Nous avons une dette, humaine, de mémoire, envers ceux qui sont morts. Cette mémoire collective qui nous rappelle sans cesse que nous devons combattre toute forme de haine et d’injustice. Jamais un tel drame ne doit se reproduire, et nous devons nous montrer vigilant à ce que le ressentiment, la violence, la colère ne prenne plus de place dans les relations que nous entretenons avec les autres.
