La semaine du développement durable commence aujourd’hui, l’occasion pour chacun d’entre nous de faire des efforts particuliers pour la protection de l’environnement. A cette occasion, je souhaite vous parler d’un sujet central dans ces problématiques de développement durable, qui est celui de l’habitat, et plus globalement de la construction durable. Une construction respectueuse de l’environnement dans ses matériaux et qui est économe en énergie et en eau : la maison passive.
Inaperçue c’est pourtant une décision très importante que vient de prendre la Parlement Européen. Il vient en effet d’adopter une résolution tendant à rendre obligatoire la norme maison passive dès 2011 à l’ensemble des bâtiments neufs.
La norme maison passive est un standard ouvert de bâtiment très basse consommation, dont le concept nous vient d’Allemagne. Vu son succès outre-Rhin et sa diffusion dans un grand nombre de pays de l’Union européenne, elle a vocation à devenir le standard européen de la consommation d’énergie dans le bâtiment. L’intérêt principal de la norme maison passive consiste à se passer de système de chauffage conventionnel et de climatisation. La facture d’énergie diminue donc de près de 80% par rapport à une construction habituelle. L’habitat passif permet également de bénéficier d’une qualité d’air intérieur inédite grâce à l’aération centralisée et favorise plus que tout autre mode de construction notre environnement. C’est donc une manière de construire efficace et durable, qui répond à la double nécessité de confort et de respect de l’environnement.
Notre agglomération lyonnaise est motrice dans ce domaine, avec le quartier des « Hauts de Feuilly » à Saint-Priest. Un quartier d’habitations occupant 27.700 m2 qui peut être considéré comme une vitrine de l’application du concept de développement durable. Sur 117 maisons, 31 sont conçues selon les critères maison passive. Cette réalisation remplit les performances énergétiques du concept des maisons passives : moins de 15 kWh / m² /an. Je m’en félicite en encourage l’ensemble des élus locaux à favoriser le développement de ce type d’habitat.
Très sensibilisé à ces problématiques liées au développement durable, j’ai ouvert de nombreuses pistes dans le rapport que j’avais remis au Président de la République en janvier 2008 intitulé « Imaginer les métropoles d’avenir ». Je pense en effet qu’il faut adopter une approche globale du développement urbain et ne jamais quitter des yeux l’objectif de développement durable. Il faut donc engager un chantier énergétique ambitieux sur le bâtiment et les villes.
Pour cela je propose de:
- Informer le client- consommateur sur les critères de consommation d’énergie, d’émission de gaz à effet de serre, de part d’énergie renouvelable pour tous les équipements et tous les bâtiments et infrastructures.
- Initier des démarches collectives et partenariales autour des différentes parties prenantes : usagers, urbanistes, architectes, industriels du bâtiment…
- Rendre la présence de l’architecte-urbaniste obligatoire dans une part importante de projets, de développer une filière professionnelle de « rénovateur » de bâtiments et de lancer un plan de formation des entreprises du bâtiments et des maitres d’œuvre avec les architectes.
- Développer les quartiers dit « écologiques » car pour être véritablement efficace la dimension écologique doit être pensée, non pas à l’échelle du bâtiment, mais d’un secteur d’habitation cohérent.
- Enfin créer une charte européenne visant à définir précisément ce qu’est une « quartier écologique » en établissant un cahier des charges.
Je souhaite vous l’aurez compris que nous réinventions tous ensemble l’habitat sous un angle écologique et que nous poursuivions nos politiques de sensibilisation de tous sur les enjeux du développement durable.
