Le Haut commissaire à la jeunesse et aux solidarités actives a lancé, le 9 mars, la Commission de concertation sur la politique de la jeunesse. Les travaux de cette commission porteront sur les piliers de la politique de la jeunesse : la formation, l’orientation, les ressources et la résidence, la citoyenneté et la culture, l’emploi et la santé.
La Commission sur la politique de la jeunesse est chargée d’identifier les réformes à conduire face aux difficultés spécifiques rencontrées par les jeunes. Notamment la difficulté de trouver un emploi, qui se traduit par un taux de chômage et de pauvreté plus élevés pour les jeunes que la moyenne nationale.
Elle s’appuie, comme pour l’ensemble des travaux engagés par le gouvernement par la recherche d’un large consensus. Présidée par le haut-commissaire à la Jeunesse, elle est donc composée de :
- - représentants des étudiants
- - partenaires sociaux
- - représentants des jeunes
- - représentants des collectivités territoriales
- - des parlementaires
- - les associations
- - des représentants du monde universitaire
- - des personnes qualifiées;
Installée pour quatre mois, la Commission a pour objectif d’élaborer une nouvelle politique plus cohérente visant à favoriser l’accès à l’autonomie des jeunes. Le concept de l’autonomie se traduit par la possession d’un emploi stable, d’un logement indépendant, des revenus essentiellement tirés de l’activité. L’attention sera tout particulièrement portée sur les 16-25 ans, tranche d’âge qui bénéficie du minimum d’aide et de soutien.
Martin Hirsh a ainsi confié cinq objectifs majeurs à cette commission :
- - ne pas laisser de jeunes sans emploi, sans formation ou sans ressources ni, quand cela est nécessaire, sans accompagnement
- - garantir aux jeunes des perspectives au moins aussi satisfaisantes que celles de la génération qui a précédé
- - concevoir les dispositifs fiscaux et sociaux pour traiter les jeunes comme des adultes à part entière, c’est-à-dire ayant accès à l’autonomie, par rapport à leurs familles, comme vis-à-vis du système social
- - permettre aux jeunes d’être les acteurs d’initiatives porteuses de sens
- - redéfinir entre l’Etat, les collectivités territoriales et les partenaires sociaux, une nouvelle responsabilité partagée vis-à-vis des jeunes, de telle sorte qu’une partie des jeunes ne soient pas laissés dans les interstices des politiques publiques et sociales.
Cette commission sera complétée par un bilan d’étape sous forme de « livre vert » qui devrait être publié en mai. Une large concertation sera lancée à partir de ce livre vert, avant la formalisation en juillet des orientations du Gouvernement.
Cette commission est une nouvelle marque de l’ambition du gouvernement et du Président en matière de cohésion sociale et de politique en faveur de la jeunesse. Il convient aujourd’hui plus que jamais d’être extrêmement vigilant en ce qui concerne l’intégration de la jeunesse, et la précarité, et la mise en place de cette commission est un signe fort en ce sens. Je profite donc de cette heureuse initiative pour réitérer mon soutien à l’action du Président de la république et à l’ensemble du gouvernement.
