Nicolas SARKOZY a rencontré hier les partenaires sociaux afin de définir avec eux les mesures à prendre afin notamment d’accompagner les Français les plus touchés par la crise. A la sortie de cette réunion, il a annoncé l’octroi de 2,65 milliards d’aides sociales supplémentaires en faveur des Français victimes de la crise.
Les mesures annoncées par le Chef de l’Etat touchent différents secteurs et doivent permettre aux ménages les plus en difficulté de faire face à la crise. Face à la réalité du ralentissement de l’activité dans certaines entreprises, le chômage partiel sera mieux indemnisé, jusqu’à 75% du salaire brut contre 60% actuellement. De plus le chef de l’Etat a annoncé le versement d’une prime exceptionnelle de 500 euros à tous les salariés ayant travaillé seulement deux à quatre mois à partir du 1er Avril prochain.
Une des mesures fortes en direction des ménages est la suppression des deux tiers provisionnels restant à payer par les personnes qui sont dans la première tranche d’imposition, 4 millions de ménages sont concernés.
Un geste est également fait en direction des personnes âgées et handicapées qui bénéficieront désormais de bons d’achats de services à la personne, pour financer des aides à domiciles, des gardes d’enfants, du soutien scolaire, ou des heures de ménages. Cela concernera près de 660 000 ménages bénéficiant de l’allocation personnalisée d’autonomie à domicile, mais aussi 470 000 familles bénéficiaires du complément mode de garde gagnant moins de 43 000 euros par an, les 140 000 foyers ayant un enfant handicapé ou les chômeurs qui « retrouvent du travail et ont besoin de solutions temporaires pour faire garder leurs enfants ».
Enfin, une prime exceptionnelle de 150 euros sera versée aux 3 millions de familles modestes bénéficiant de l’allocation de rentrée scolaire.
Répondant à une proposition de François Chérèque, le Délégué général de la CFDT, le Président Nicolas Sarkozy a annoncé la création d’un fonds d’investissement social afin de « coordonner les efforts en matière d’emploi et de formation professionnelle », 800 millions d’euros sont débloqués à cet effet, pour un fond qui devrait être doté de « 2,5 à 3 milliards d’euros ».
Le chef de l’état à également rappelé que les aides aux entreprises seraient conditionnées et souhaite que les syndicats soient mieux associés aux opérations de restructuration. Jean-Philippe Cotis le directeur de l’Insee est chargé de mener une grande réflexion sur le partage de la valeur ajoutée. Nicolas Sarkozy souhaite qu’une discussion s’ouvre à propos du partage des bénéfices. Enfin il engage les mandataires sociaux à renoncer à leurs bonus lorsque leurs entreprises recourent massivement à du chômage partiel ou décident de licencier à grande ampleur.
Face à la crise que nous traversons, nous devons y répondre de manière durable. C’est pourquoi la politique de relance par l’investissement et la poursuite des réformes sont essentielles. C’est pourquoi, tout en répondant aux inquiétudes légitimes exprimées par les Français, nous devons poursuivre les politiques mises en place en faveur de la modernisation du service public de l’emploi, de l’Université, mais aussi la rationalisation des dépenses publiques avec ce travail sur la réforme des collectivités locales.
