Dans le cadre du plan de relance, je ne vous ai pas encore parlé d’un acteur clé, la banque publique Oséo. Elle aide au refinancement de nos PME, dont je rappelle qu’elles représentent 96% de nos entreprises, et soulage les sociétés qui connaissent des difficultés de trésorerie.
La Banque publique a indiqué hier à l’occasion de son bilan annuel avoir déjà aidé 3000 sociétés dans le cadre du plan de relance, ce qui correspond à environ 15000 emplois préservés grâce au soutien de l’organisme public. Au total au cours de l’année 2008 les moyens mis en œuvre ont permis l’accompagnement de 8000 sociétés et la préservation de 40 000 emplois.
Les compétences d’Oséo en cette période de crise vont être élargies. En effet, le nombre de dossier déposés auprès de l’organisme va croître de façon très importante dans les prochains mois. Oséo agit en complément des organismes bancaires et peut garantir jusqu’à 5 milliards d’euros de prêts à court terme cette année. Cela concerne les entreprises de moins de 250 salariés mais aussi celles qui emploient entre 250 et 5000 salariés. La banque d’aide publique a soutenu 73 000 entreprises l’année dernière, soit + 18 % par rapport à 2007. 14 milliards d’euros de financement ont été mis en place, ce qui correspond à une hausse de 22% par rapport à 2007
De plus les mesures prises par le Gouvernement permettant aux contribuables de déduire de leur ISF une partie des investissements réalisés dans les PME est un succès (mesure adoptée dans le cadre du paquet fiscal). Le site spécialisé lancé par Oséo qui met en relation les deux parties, a permis à 1 000 personnes d’investir en moyenne 20 000 euros chacune pour encourager le développement d’entreprises. Soit un total de 20 millions d’euros, pour une moyenne de 120000 euros par société.
Soucieux de faciliter le dialogue entre des chefs d’entreprise et les établissements financiers, l’Etat, par l’intermédiaire de la banque publique, peut apporter sa garantie jusqu’à 60 % du montant accordé par l’établissement financier. Concrètement, si l’entreprise sombre, Oséo assume 60 % des pertes. Dans certains cas, ce montant peut être plus élevé grâce à l’apport des régions.
Tout en soulageant la trésorerie des entreprises, Oséo continue d’être actif dans ses autres métiers (l’innovation, la création, l’international, la transmission). Ainsi en 2008 indépendamment du plan de relance, Oséo a connu une année intense soutenant 73 000 entreprises, prenant pour 6 milliards d’euros de risques qui ont permis la mise en place de 14 milliards de financement. Oséo a consacré l’an dernier 800 millions au financement de l’innovation ce qui constitue un nouveau record avec l’accompagnement de plus de 5 000 entreprises innovantes.
Par ailleurs, Oséo lance un tour de France des fonds propres pour mettre aux dirigeants de société et aux investisseurs de se rencontrer
L’action d’Oséo est primordiale dans le cadre de la relance, elle permet à nombre d’entreprises, qui n’auraient pas eu accès au financement, de rester compétitives et sauvegarde ainsi un grand nombre d’emplois.
