Jeudi dernier, Nicolas Sarkozy indiquait qu’il allait aider plus particulièrement l’industrie automobile, durement touchée par la crise. Dès lundi, le Gouvernement a signé avec les constructeurs automobiles français un « pacte » qui leur accorde six milliards d’euros de prêt en contrepartie d’engagements sur l’emploi.
« On mettra le paquet pour que nos industries automobiles sortent plus fortes de la crise qu’elles n’y sont rentrées. » déclarait le chef de l’Etat indiquant clairement la ligne suivie par le Gouvernement de renforcement structurel de l’économie en soutenant l’investissement et l’esprit entrepreneurial. Il n’est absolument pas question de donner un chèque en blanc aux industries automobiles mais d’apporter le soutien de l’Etat, sous condition, pour relancer un secteur clé pour notre économie. En effet, l’accord répond à des engagements pris par les constructeurs en matière d’emploi, de non fermeture des sites français, de non délocalisation, d’investissement et d’amélioration des relations avec leurs fournisseurs.
Ce prêt d’une durée de cinq ans est assorti d’un taux d’intérêt de 6 %. Les deux constructeurs nationaux, Renault et PSA, se partageront à part égale cette aide assortie d’un « code de bonnes pratiques et de performances ». Le Président de la République a également annoncé le doublement de l’aide aux sous-traitants ainsi que la confirmation de la suppression de la taxe professionnelle sur les équipements productifs.
Ce « pacte automobile » comporte en outre une convention augmentant l’indemnisation du chômage partiel, en contrepartie du maintien de l’emploi. L’heure chômée sera payée 1,75 euro au lieu de 1,5 euro, selon les termes de la convention conclue entre l’Etat et les constructeurs pour une durée de trois mois, renouvelable une fois.
Ce prêt permettra notamment à Renault et PSA de financer de grands programmes de développement de véhicules « propres », et ainsi de relancer la recherche et le développement indispensable à la pérennité de ces entreprises. « Nous sommes arrivés au bout d’un système qui reposait sur la mise en concurrence absolue sur les prix » a expliqué M. Sarkozy. « Il faut rappeler à tous que la compétitivité c’est aussi l’innovation, la fiabilité et le respect des délais ».
Cette mesure va permettre de donner du souffle à un secteur en crise tout en l’incitant à préparer l’avenir. Pour sauvegarder les emplois et le pouvoir d’achat il faut savoir investir afin de rester compétitif, et la compétitivité demain, c’est savoir répondre au défi écologique, Nicolas Sarkozy l’a compris, et engage la France sur la voie du progrès durable.
