La crise financière que nous subissons depuis quelques mois a un impact direct sur l’économie réelle et l’emploi. Nous nous devons donc en ce début d’année 2009 d’unir nos efforts pour relancer la machine économique et l’emploi. C’est de notre avenir à tous qu’il s’agit, et l’ampleur de la crise nécessite une réponse conséquente, ambitieuse, qui place le travail et l’initiative individuelle au cœur de notre projet collectif.
C’est pourquoi l’emploi et le recul du chômage sont au cœur des politiques publiques, avec notamment la prévention et le traitement des restructurations industrielles, l’effort important sur l’insertion professionnelle des jeunes des quartiers, mais aussi la relance des contrats aidés et des chantiers d’insertion. Le Gouvernement accompagne ces mesures de réformes structurelles et durables, comme les réformes du marché du travail et de la formation professionnelle, la modernisation du service public de l’emploi, mais aussi les nouvelles mesures pour l’emploi des seniors.
Mais je souhaite aujourd’hui détailler un peu plus une mesure entrée en vigueur depuis le 1er janvier et déjà au cœur de la relance de l’économie par l’emploi. Cette nouvelle possibilité qui vous est offerte de mettre en œuvre vos talents et vos idées, c’est un nouveau statut, celui de l’auto-entrepreneur.
Ce statut a été créé par la loi de modernisation de l’économie du 4 aout 2008. Ce sont de nouvelles possibilités pour vous, puisque désormais, étudiant, salarié, chercheur d’emploi, professions libérales, retraité, quelque soit votre situation vous pourrez porter votre projet. Et cela en créant une activité commerciale ou artisanale, en développant une activité complémentaire à un autre revenu, ou en testant simplement une idée « sans engagement ».
Il n’y a rien de plus simple, il suffit de se déclarer au Centre de formalités des entreprises, et les avantages par rapport à une création d’entreprise «classique » sont nombreux. L’auto-entrepreneur est ainsi dispensé d’immatriculation à un registre, l’entreprise ne facture pas la TVA et surtout les prélèvements fiscaux et sociaux sont effectués une fois le chiffre d’affaire réalisé. Sans chiffre d’affaires pas d’impôts. Enfin, le jour ou vous souhaitez stopper votre activité, il n’y a quasiment aucune contrainte administrative. (pour en savoir plus, consultez le site des CCI)
Cette mesure est déjà plébiscitée ! Vous êtes déjà 40 000 à avoir saisi cette opportunité en à peine un mois. Autant dire que l’objectif de 200 000 créations d’ « auto-entreprise » souhaité par Christine Lagarde d’ici à la fin de l’année est en très bonne voie.
La majorité et le Gouvernement s’investissent une fois de plus de manière concrète sur la question de l’emploi et plus globalement sur la question sociale. Le succès de l’auto-entrepreneur, le succès de vos idées, prouvent que placer la création d’entreprise au cœur de notre société en mutation est aujourd’hui la meilleure des réponses face à une crise de ce type.
