En ce moment se tient à Bruxelles le Conseil européen, avec à son ordre du jour l’adoption du paquet énergie climat. Ce paquet, c’est-à-dire un ensemble de texte, a été adopté par la Commission européenne en début d’année 2008 et doit être examiné par le Parlement européen le 17 décembre prochain.
De quoi s’agit-il ? Trois objectifs avec une deadline : 2020. Ce texte prévoit d’ici 2020 de :
- réduire de 20% les émissions de CO2
- atteindre 20% d’énergies renouvelables dans la consommation totale d’énergie
- faire 20% d’économies d’énergie.
L’adoption de ce paquet est un enjeu prioritaire pour l’Union européenne et surtout pour la protection de notre environnement. L’Europe prépare ainsi le terrain pour le sommet de Copenhague prévu dans un an, où se dérouleront les négociations mondiales sur l’après Kyoto. Pour mémoire, le protocole de Kyoto qui a été ratifié en février 2005 prévoit, pour les pays signataires, une réduction des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2012 en deçà des niveaux atteints en 1990. Au jour d’aujourd’hui, les Etats-Unis n’ont pas signé le protocole de Kyoto, mais on peut espérer un changement d’attitude sur ces questions avec l’élection de Barack Obama qui s’est montré soucieux d’engager son pays dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Pour en revenir aux négociations européennes, toute la difficulté réside dans la différence de pratiques entre les différents Etats membres (par exemple, la Pologne et en général les pays de l’Europe de l’Est utilisent le charbon, très polluant, comme source principale d’énergie), mais également dans les différences de nivaux de richesse entre les Etats membres. Par ailleurs, du fait de la crise économique que nous traversons actuellement, certains pays, notamment l’Allemagne, souhaitent protéger leurs industries qui sont souvent très consommatrices d’énergie, et donc ne pas leur imposer un système de droits à polluer payant.
Je vais suivre avec attention les débats au sein du Conseil européen, je fais confiance aux responsables politiques de l’Union européenne pour se mettre d’accord dans le sens de l’intérêt général.
