Une nouvelle campagne d’information débute aujourd’hui sur les violences faites aux femmes, dont les violences conjugales. Nous sommes tous concernés par ce sujet, alors que dans notre pays, tous les trois jours une femme meurt des suites de violences conjugales. Une violence qui est encore tabou, des victimes qui ont souvent honte d’en parler, qui se sentent responsables, qui ne savent pas à qui s’adresser.
C’est pourquoi, cette campagne est très importante, elle permet à chacun de nous rappeler l’urgence de la situation, et surtout elle incite les victimes à réagir, à le dire, à dénoncer. Pour cela, il faut que ces femmes victimes se sentent entourées et protégées, car il est extrêmement déstabilisant d’être en danger dans son propre foyer. Il faut bien entendu des structures pour accueillir ces femmes, les écouter et les accompagner, mais aussi des dispositifs juridiques pour renforcer la protection des victimes. C’était le sens de la mesure que j’ai souhaité prendre lorsque j’étais Garde des Sceaux : l’éloignement du conjoint violent du domicile conjugal. Nous avons adopté cette mesure dans le cadre de la loi de 2004 relative au divorce, le juge peut statuer sur la résidence séparée des époux en précisant lequel continuera à résider dans le logement conjugal.
Cette campagne vient en complément des dispositifs d’information existants : le 3919 (Télécharger le dépliant sur le 3919) service d’assistance téléphonique gratuit, et le site Internet.
