Le débat qui s’est déroulé cet après midi à l’Assemblée nationale a permis à chacun de s’exprimer sur la nécessité de maintenir notre présence en Afghanistan. Nous avons tous été profondément choqués par la mort de 10 de nos soldats cet été, profondément émus par leurs funérailles et nous restons reconnaissants pour leur engagement et leur courage. Reconnaissants, car le combat que mène la France en Afghanistan contre les talibans est un combat pour la liberté, et pour notre sécurité.
Je pense qu’il faut maintenir notre présence sur ce terrain. Oui il faut renforcer nos moyens, pour sécuriser les conditions d’intervention de nos forces armées sur le terrain. Mais se retirer d’Afghanistan serait donner raison aux terroristes, alors même que les talibans étendent leur influence jusqu’au Pakistan, et continuent à recruter des volontaires, même dans notre pays. Ce n’est pas parce que c’est loin qu’il ne s’agit pas de notre propre sécurité.
Aujourd’hui, la force internationale déployée en Afghanistan, sur mandat de l’ONU, comprend plus de 50 000 hommes dont 3300 Français. Elle a pour mission d’assurer la stabilité et la sécurité du pays, mais aussi de former les forces de sécurité afghanes, d’identifier les besoins de reconstruction et de soutenir les opérations humanitaires, et enfin d’aider le Gouvernement afghan dans la lutte contre les trafics d’opium.
Ce débat est l’une des premières applications de la réforme des institutions adoptée cet été, qui prévoit notamment que lorsque la durée d’une intervention des forces armées à l’étranger dépasse 4 mois, le Gouvernement soumet sa prolongation à l’autorisation du Parlement.
