Ce samedi 13 juillet, le projet d’Union pour la Méditerranée, qui était au cœur du programme présidentiel de Nicolas Sarkozy, a fait une avancée significative avec la réunion de 43 pays concernés par ce processus.
Ces pays ce sont tout d’abord les Etats membres de l’Union européenne, et nos voisins du pourtour méditerranéen : l’Algérie, l’Egypte, Israël, la Jordanie, le Liban, le Maroc, la Mauritanie, la Syrie, la Tunisie, la Turquie, l’Autorité palestinienne, l’Albanie, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro, Monaco.
Tous les membres de l’Union européenne, et pas seulement les pays du sud de l’Europe, cela illustre bien que l’enjeu de cette union dépasse largement les simples frontières géographiques. En effet, c’est l’Europe entière qui va travailler à la réussite de ce processus, un processus qui a pour objectif de renforcer le dialogue interculturel entre nos pays, favoriser la paix et la stabilité de cette région, en se basant sur la réalisation de projets très concrets.
Ce sommet du 13 juillet est une réussite, car les chefs d’Etats présents se sont mis d’accord sur des objectifs précis et sont allés bien au-delà de la simple déclaration d’intention. C’est en travaillant ensemble sur des projets concrets, qui concernent les Etats mais aussi et surtout les citoyens de ces différents pays, que nous pourrons dépasser les conflits politiques. La paix passe par un renforcement des échanges entre les habitants de toute cette région.
Préservation de l’environnement, renforcement des échanges interculturels, développement économique et commercial sont au cœur de la démarche d’Union pour la Méditerranée avec dès à présent un certain nombre de projets actés :
- la dépollution de la Méditerranée d’ici 2020,
- la coopération en matière de protection civile pour une meilleure prévention et gestion des catastrophes naturelles,
- la création d’une autoroute du Maghreb arabe pour relier l’Algérie, le Maroc et la Mauritanie,
- la création d’autoroutes de la mer, pour renforcer les échanges commerciaux entre les pays du pourtour méditerranéen, dans le respect de l’environnement,
- le développement de l’énergie solaire dans cette région,
- la création une université euro-méditerranéenne afin d’améliorer la coopération dans le domaine des connaissances et de la recherche et favoriser ainsi une meilleure compréhension entre les différentes cultures,
- le développement des entreprises par la mise en place d’outils d’assistance technique.
Je tenais à saluer le lancement de cette Union pour la Méditerranée, en laquelle je crois profondément. Chaque citoyen peut se sentir concerné par ce beau projet, c’est pourquoi je vous informerai régulièrement des avancées de ce processus.
